Or: Le gouvernement impose une taxe de 3 % contre les orpailleurs

Le gouvernement mauritanien a décidé d’imposer une taxe de 3 % sur l’or issu de l’exploitation minière traditionnelle et des petites mines, destiné à l’exportation. Cette mesure, présentée comme transitoire, s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités visant à mieux organiser la commercialisation du métal précieux et à renforcer les recettes publiques.

Cette décision a été annoncée mercredi soir, à l’issue du Conseil des ministres. Elle poursuit plusieurs objectifs, notamment l’amélioration du suivi de la production d’or, le renforcement du recouvrement des impôts, taxes et redevances dus à l’État, ainsi que la lutte contre les circuits de commercialisation informels.

Le nouveau dispositif prévoit notamment une déclaration préalable de la production d’or artisanal, ainsi qu’un suivi rigoureux portant sur son origine, ses quantités, sa qualité et sa destination. La collecte, le pesage, l’agrément et la vente de l’or devront désormais être effectués exclusivement dans des centres de traitement agréés.

Cette mesure intervient alors que les prix de l’or connaissent une hausse notable sur les marchés internationaux, parallèlement à l’importance croissante de l’activité aurifère dans l’économie mauritanienne. La décision relance également le débat sur le niveau réel des recettes que l’État tire de ses ressources minières.

Alors que les entreprises industrielles opérant dans le secteur aurifère enregistrent des revenus importants grâce à la hausse des cours mondiaux, les recettes perçues par l’État dans le cadre de certains accords miniers sont considérées comme limitées au regard de la valeur générée par ces ressources. Certaines de ces conventions, conclues dans des contextes économiques différents, font ainsi l’objet de discussions croissantes quant à leur capacité à préserver les intérêts financiers de la Mauritanie et à garantir à l’État une juste part des revenus.

Le gouvernement a précisé que le nouveau dispositif revêt un caractère transitoire et temporaire et restera en vigueur jusqu’à l’entrée en fonction des bureaux commerciaux prévus par le Code minier.

À travers cette mesure, les autorités cherchent à renforcer le contrôle de la chaîne de commercialisation de l’or extrait des mines traditionnelles, à améliorer la traçabilité du métal et à limiter les pertes fiscales, tout en organisant un secteur qui occupe désormais une place importante dans l’activité économique du pays.

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